Manuel de distillerie

Statut
Disponible au Centre de Formation
Auteur
Bucheler & Gautier
Date de publication/de sortie
January 1, 1890
Éditeur
Librairie polytechnique
Lien
Résumé
Traduit de l'allemand et augmenté de nombreuses additions par le Dr L. Gauthier (à Melle - Deux-Sèvres). Fort in-8 (17,5 x 24,8 cm). Cartonnage toilé lie de vin de l'éditeur. Dos lisse. Titre en or sur le dos et le premier plat. Un envoi manuscrit du traducteur L. Gauthier à Alban Dubrac de Melle (1862-1916, avocat au barreau de Paris) sur la page de garde. Petites taches à la reliure. XV pages (Titre, Préface du Traducteur, Table des matières), 586 pages dont 2 de catalogue et 156 figures dans le texte détaillant principalement des appareils à distiller (colonnes) et leurs équipements ; complet de la figure 120, à double page, de la page 419, figurant l'appareil à deux colonnes d'Ellenberger. Quelques taches et rousseurs. Bon exemplaire. Ouvrage en XI chapitres : Les matières premières, leur composition et leurs propriétés (matières amylacées -pomme de terre, orge, seigle, avoine, froment, maïs, dari, riz, amidon-, matières sucrées -betterave, topinambours, mélasse-). Préparation du malt (orge, avoine, seigle, maïs). Préparation du mout sucré (préparation du mout avec les matières amylacées -traitement du maïs, du riz, du dari et des céréales, saccharification ou préparation du mout sucré, refroidissement du mout sucré à la température de mise en fermentation, dépelage du mout-, préparation du mout avec les matières sucrées -traitement des betteraves, des topinambours, des mélasses de betteraves-). Préparation de la levure artificielle (les différentes levures, leurs préparations, leurs conservations... ). Fermentation des mouts (les différentes périodes de la fermentation, conduite de la fermentation pour les différents mouts, la salle et les cuves de fermentation). Pureté de la fermentation, emploi des antiseptiques, calcul de rendement, alcoométrie. Saccharification et alcoolisation des matières amylacées par le procédé de Colette et Boidin. Distillation et appareils distillatoires (descriptifs techniques...). Purification ou raffinage de l'alcool brut (impuretés, rectification, filtration sur charbon ...). Résidus de la distillation (pour les matières amylacées et pour les matières sucrées et évaluations économiques des résidus -vinasses, cosses, ...-). Des méthodes analytiques en général et des analyses de contrôle en particulier (long chapitre sur les méthodes analytiques). Dans la préface du traducteur, le Dr L. Gauthier, : "Bien que notre littérature technique soit déjà pourvue de nombreux traités sur la fabrication de l'alcool, nous n'avons cependant pas hésité à entreprendre la traduction du Manuel de distillerie de M. le professeur M. Bücheler, parce que nous avons trouvé dans cet ouvrage une precision et une clarté qu'on rencontre rarement dans les publications de ce genre ; ces précieuses qualités tiennent surtout à la grande experience acquise par l'auteur durant sa longue carrière de Directeur de l'institut technique de distillerie de Weihenstephan (Bavière). En outre, comme on le sait, les sciences progressent rapidement et des découvertes nouvelles viennent contribuer chaque année au perfectionnement des industries chimiques, parmi lesquelles celle de l'alcool a, sous ce rapport, été dans ces derniers temps une des mieux partagées ; cette consideration suffirait à elle seule pour justifier la publication du présent ouvrage." Il n'est pas surprenant que le Dr L. Gauthier fut de Melle (Deux-Sèvres) car c'est ici que se développa la théorie de la distillation française. En effet, à la fin des années 1860, Jean-François Cail projeta de créer une sucrerie dans la région de Melle (sa région d’origine). Il meurt en 1871 et c'est son fils Alfred Cail, qui, l’année suivante créera la « Société sucrière des deux Sèvres ». Après différentes péripéties cette usine va se lancer avec succès dans la distillation industrielle de l’alcool, incluant la synthèse par fermentation à partir de matières premières variées. Elle développera de nombreux procédés innovants, à l’appui d’une culture « développement de procédés » unique dans le monde industriel de l’époque. En particulier, Paul Savarit (1888-1972) qui en sera longtemps le directeur technique, puis le directeur général jusqu’en 1957, mettra au point, en parallèle avec Marcel Ponchon, une méthode graphique de calcul des colonnes à distiller basée sur les enthalpies. Cette usine existe toujours à Melle. Références : "Le développement de la distillation en France au XIXe siècle" par Jacques Breysse, Le patrimoine industriel de Poitou-Charentes : Dossier documentaire d'usine et le site de la mairie de Melle. Le Dr. Max Bücheler était directeur de l'Institut technique de distillerie de Weihenstephan. Weihenstephan est le nom de la plus ancienne bière au monde (artisanale ou industrielle) brassée depuis l'an 1040 par la Bayerische Staatsbrauerei Weihenstephan, située sur la colline de Weihenstephan à Freising, en Bavière (Allemagne). Léopold Gautier (1838-19..). Traduisit de l'allemand en français. Chimiste. Professeur de sciences physiques au collège de Melle (Deux-Sèvres). Docteur en médecine (1865). Jean-François Cail est un entrepreneur industriel, constructeur mécanicien français, né le 8 février 1804 à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et mort le 22 mai 1871 au domaine des Plants (ou Plans) à La Faye en Charente. Il fut l'un des pionniers de la révolution industrielle en France, devenant le premier fabricant mondial de matériel pour les sucreries et se diversifiant avec succès dans la construction métallique (locomotives, voies ferrées, ponts). Il développa aussi le concept d'agriculture industrielle avec la ferme de la Briche.
Note sur 5
⭐️⭐️⭐️⭐️
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